Nouveau règlement européen - vrai/faux
1 - Les règles européennes de la bio viennent de changer vrai faux

2 - Dans le nouveau texte, les OGM sont autorisés en bio

vrai faux

3 - Le pourcentage d’ingrédients bio pour pouvoir étiqueter « bio » un produit, passe de 70% d’ingrédients bio à 95%

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4 - Il ne peut plus y avoir de règles bio nationales plus strictes

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5 - Le nouveau texte autorise les produits chimiques en bio

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6 - Le nouveau règlement va permettre une harmonisation des pratiques vrai faux
7 - Le nouveau règlement européen est plus laxiste que l’ancien règlement européen vrai faux
8 - L’application en France du nouveau règlement européen conduit à une baisse des exigences vrai faux

9 - Le logo AB va disparaitre

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Qu'est-ce qu'un aliment biologique ?

C'est un aliment qui est produit sans engrais chimique, pesticide, fongicide ou herbicide de synthèse. Sa conservation et sa transformation sont faites sans additif, agent de conservation, colorant ou arôme artificiel, ni recours à l'irradiation. Il ne peut provenir ou contenir d'ingrédient provenant d'un organisme génétiquement modifiés (OGM) ou ayant été irradié. L'aliment biologique est produit dans le respect de l'environnement et dans une optique de développement durable. On a par exemple recours au compostage des résidus végétaux et aux engrais de source naturelle, au désherbage mécanique, à la rotation des cultures, à la gestion des eaux ainsi qu'à la lutte biologique.

Qu'est-ce que la certification biologique ?

Pour qu’un produit puisse être étiqueté comme « biologique », il faut que ses ingrédients proviennent d’une entreprise certifiée par un organisme accrédité. Le nom ou le logo de l'organisme certificateur doit figurer sur l’étiquette du produit. La simple mention du mot biologique (organic, en anglais) n'est donc pas suffisante et une certification par un organisme non-accrédité n'est ni valide, ni conforme à la règlementation.

Pourquoi donc manger bio ?

•  Pour la qualité nutritionnelle : les produits biologiques sont plus nutritifs et bien meilleurs au goût.
•   Pour la sécurité alimentaire : les produits biologiques ne contiennent pas de résidus des nombreuses substances potentiellement nocives utilisées en agriculture chimique. On court ainsi moins de risque d'en subir les effets à long terme, maladies ou allergies. De plus, c'est le seul moyen de s'assurer de ne pas consommer à notre insu d'OGMs ou d'aliments irradiés, dont l'innocuité n'est pas assurée.
•   Pour l’environnement: on a recours au compostage des résidus végétaux et aux engrais de source naturelle, au désherbage mécanique, à la rotation des cultures, à la gestion des eaux ainsi qu’à la lutte biologique. La consommation d’aliments biologiques constitue un engagement environnemental concret.
•   En somme, parce qu'il s'agit d'un enjeu collectif majeur de santé et de qualité de vie, pour nous et les générations futures.

Les produits biologiques coûtent-ils vraiment plus cher ?

il est vrai que le prix d’achat des aliments biologiques reste souvent plus élevé que celui des aliments conventionnels. Mais ne nous fions pas aux apparences ! En effet, sur le prix de vente d’un produit alimentaire conventionnel élaboré industriellement,  environ 1/3 seulement est payé par le consommateur, 1/3 est payé par le contribuable et un dernier 1/3 par la nature. Curieusement, ce n’est pas le contribuable qui se révolte en 1er, c’est la nature.
Ceci dit, même en considérant la partie payée par le consommateur, les familles qui passent aux produits bio fermiers constatent qu’elles dépensent moins. Comment est ce possible ? Parce que, dans la nature comme dans la vie, ce qui est fabriqué lentement est plus solide. Un produit alimentaire végétal ou animal qui grandit à son rythme naturel est plus consistant et plus chargé de rayons du soleil, d’oligo-éléments et de vitamines, qu’elles viennent de la terre ou de l’air. Est ce si compliqué de comprendre qu’un aliment qui coûte deux fois moins cher qu’un autre a poussé deux fois plus vite et contient donc deux fois moins d’éléments nutritifs ? Faut-il préférer acheter deux fois plus d’aliments qui vous nourrissent deux fois moins ou acheter deux fois moins d’aliments qui vous nourrissent deux fois mieux ?
La grande arnaque de l’après guerre fut de convaincre le consommateur qu’acheter pas cher était le bon choix. Beaucoup d’entre nous achètent parce que ce n’est pas cher et non parce qu’ils en ont besoin, sans se soucier des qualités intrinsèques des produits et des dégâts que leur fabrication cause sur notre environnement. Ce que nous croyons payer peu cher à l’achat, nous le payons ensuite avec nos impôts pour recycler les emballages d’emballage, pour dépolluer les sols et les nappes phréatiques contaminés par les engrais et les pesticides, pour financer des projets de réduction de gaz à effet de serre que nous avons-nous-même encouragés en achetant très loin ce que nous produisons dans le champ d’à côté…
Enfin, rappelons que l’agriculture biologique reste paradoxalement bien moins aidée que l’agriculture conventionnelle en terme d’aides publiques, et que sur le plan technique elle utilise des méthodes plus respectueuses de l’environnement, donc moins intensives et moins polluantes, ce qui nécessite plus de main d'oeuvre et génère en moyenne 20% de moins de rendement en moins qu’en conventionnel.

Pourquoi consommer localement ?

L’agriculture est l’activité humaine qui affecte le plus notre environnement. Un des aspects de cette problématique est le transport des denrées alimentaires, auquel les aliments biologiques n’échappent pas: chaque produit parcourt en effet une moyenne de plus de 1000 km depuis son site de production jusqu’à votre assiette, ce qui contribue significativement à la pollution de l’air et au réchauffement climatique. Aussi est-il important de consommer des aliments produits localement.