Techniques de bases en production animale Imprimer Envoyer
Le nouveau règlement européen sur l’agriculture biologique est entré en vigueur le 1er janvier 2009. Les principes généraux de la nouvelle réglementation vont vers le respect du bien être animal, avec notamment des élevages ménageant suffisamment d’espace, pour favoriser leur mode de vie naturel. Les animaux bio doivent naître et être élevés en bio. L’alimentation des animaux doit être bio. L’utilisation de facteurs de croissance et d’acides aminés. de synthèse est interdite.
Les productions animales doivent contribuer à l’équilibre des systèmes agricoles en assurant les besoins des végétaux en éléments nutritifs et en enrichissant les sols en matières organiques.

Le lien au sol

C’est donc le premier principe régi par la réglementation. De ce fait l’élevage hors sol est interdit, l’alimentation du bétail doit provenir au moins pour moitié de la ferme ou de la région (50% pour les herbivores et 40% pour les monogastrique) et les effluents d’élevage doivent retourner sur les cultures en production biologique, de préférence sur la ferme.
Le nouveau guide de lecture (décembre 2011) interdit l’implantation d’élevage bio sur des fermes en la totalité des surfaces cultivées est en conventionnel. L’agriculteur a désormais l’obligation de convertir au minimum suffisamment de parcelles pour pouvoir épandre les effluents d’élevage (maximum 170 U/N par hectare ou 2 UGB).

Le respect du bien être animal

C’est le second principe régi par la réglementation. Les animaux doivent avoir accès à des espaces en plein air, ils doivent disposer de suffisamment d’espace pour se déplacer et se coucher, d’air et de lumière naturelle. La densité d’animaux par bâtiment est limitée (6m2/UGB).

Le recours à des méthodes alternatives de prophylaxie

La santé des animaux est basée sur la prévention. Exceptionnellement, l’utilisation de médicaments vétérinaires allopathiques chimiques de synthèse ou d’antibiotiques est tolérée, mais uniquement en curatif et sous la responsabilité d’un médecin vétérinaire. Autrement la prévention (alimentation, hygiène, logement, conduite) est de mise pour limiter les principaux risques sanitaires. Les méthodes alternatives sont privilégiées (homéopathie, phytothérapie…). Les races sont choisies en fonction de leurs qualités de rusticité et d’adaptation.

Une alimentation bio

Les animaux doivent être nourris avec des aliments issus de l’agriculture biologique, l’incorporation d’une proportion limitée d’aliments en conversion est autorisée. Les OGM sont interdits. A titre dérogatoire, l’utilisation d’une proportion limitée d’aliments conventionnels est autorisée s’il apparaît que l’exploitant est dans l’incapacité d’obtenir des aliments exclusivement bio.

La reproduction

En élevage bio, elle doit être fondée sur des méthodes naturelles. L’insémination artificielle est néanmoins autorisée.

L’abattage des animaux

L’âge minimum d’abattage est généralement plus élevé qu’en conventionnel.